Le Roc de l'Atlas évoque ici les instants du foot qui nous ont marqués, comme un coup de scalpel sur un visage...  06/05/07 : 35EME JOURNEE LIGUE 1 | Victime : Guillaume
Avez-vous vu la victoire scandaleuse de Marseille à Monaco ? Je sais qu'on pleurait tous dimanche soir en apprenant l'élection organisée en collaboration avec les médias, les sondages et les people (car c'est le nouvel argument politique à la mode et qui a fait ses preuves).
Bref, mais ce qui s'est passé dans ce match est tout aussi navrant que la fin de notre démocratie française. Marseille marque sur un contre partant d'un attentat innommable de Rodriguez non sifflé (ça valait largement le rouge direct et je sais de quoi je parle). Marseille continue à jouer alors que le Monégasque est au sol (sa souffrance n'est pas simulée croyez-moi) et Niang joue le penalty qu'il obtient et transforme, victoire 2-1.
Il vole l'UEFA à Rennes sans gloire. J'espère qu'ils n'en sont pas fiers d'autant que Ribéry ne trouve rien de mieux à faire que d'offrir un maillot au quatrième arbitre à la mi-temps ! On nage en plein surréalisme et j'espère sincèrement que ça n'en restera pas là. Mais ce fils de pute de Rodriguez dont on peut lire toute la connerie et l'agressivité sur sa vilaine gueule, je suis outré qu'il n'ait pas eu le moindre petit jaune sur un geste aussi incroyable !
A quand la tolérance zéro dans le foot ? Putain qu'on n'ait pas Sarko pendant 5 ans pour rien au moins ! Je suis en colère et il y a des colères très saines ! |
|  14/04/07 : 32EME JOURNEE LIGUE 1 | Victime : Guillaume
Quelle formidable ligue 1 ! Je me disais, tiens un petit samedi tranquille, je vais me faire une journée foot... enfin une journée ligue 1. Match d'ouverture : Bordeaux – PSG. Une affiche qui fut alléchante à une époque (si lointaine). Ce fut un match nul entre deux équipes nulles, des joueurs nuls, un jeu nul. Et Guy Roux, en bon marchand de tapis, nous sort un petit slogan dont je me demande encore s'il était prononcé sur le ton de la plaisanterie : "Le match nul c'est le match parfait car aucune des deux équipes n'a commis d'erreurs".
Donc déjà je suppose qu'il ne pense qu'aux erreurs défensives, et c'est une belle manière de voir les choses. Sur ce match moi j'aurais plutôt dit qu'il s'agissait d'une accumulation de choix offensifs désastreux, d'approximations inquiétantes et d'une pauvreté technique rare. Ensuite mon bon Alexandre Ruiz nous fait l'annonce de son "jour de foot" très alléchant selon lui. En effet puisque la journée aura été inondée de quatre buts en huit matchs dont six 0-0, un jour de deuil plus qu'un jour de foot. En tout cas je me suis régalé car j'ai enchaîné le soir sur Le Mans - Rennes, 0-0 donc. Euh, j'avoue que j'aurai du mal à vous le décrire, en tout cas les Rennais étaient satisfaits, comme toutes les équipes de Ligue 1 ce soir.
L'unique déclaration reprise en cœur par tous les joueurs et entraîneurs "On a pris un bon point et on a montré qu'on était une équipe solide" m'a déchiré le cœur. Quelle ambition ! Nous sommes le seul pays au monde où les équipes ne jouent pas pour gagner. On a perdu le sens des réalités, qu'est-ce qu'un beau match ? Le championnat n'a pas bougé d'un poil, journée blanche, transparente. Bravo ! |
|  17/01/07 : 1/2 FINALE DE LA COUPE DE LA LIGUE, LYON-LE MANS | Victime : Cyril
Mon pauvre Guillaume... Tu as oublié de relever beaucoup d'autres "gaffes" commises par notre ami Thierry Adam...
Tout d'abord, pour apprivoiser le téléspectateur, il parle d'une confrontation entre deux équipes qui possèdent peut-être deux des meilleurs joueurs du monde à l'heure actuelle : Malouda pour Lyon (là, on peut approuver) et Matsui pour Le Mans (là on explose de rire).
Guillaume ayant tout de même assez bien résumé la 2nde mi-temps, je me contenterai d'évoquer la 1ère de manière chronologique :
- 1'50 : même pas deux minutes de jeu et c'est déjà la première boulette... Thierry Adam réussit à confondre deux joueurs. Je n'aurais pas relevé s'il avait confondu 2 manceaux (chose qu'il a dû faire d'ailleurs), mais là il confond deux internationaux français, à savoir MM. Abidal et Malouda, qui n'évoluent pas au même poste (même s'ils évoluent du même côté) et dont l'un d'entre eux est considéré comme l'un des meilleurs joueurs du monde en ce moment (cf. introduction).
- 2'50 : pour en rajouter une couche sur cette prestigieuse demi-finale, Thierry présente le défenseur manceau Basa comme l'un des meilleurs joueurs du championnat de France... Trop, c'est trop...
- 26' : en référence au "journaliste" de Téléfoot qui a commenté la rencontre Le Mans-Troyes du week-end dernier et qui prononçait à la serbe le nom du vannetais Danic, je me rends compte que Super Thierry a quelques problèmes de géographie, puisqu'il parle de "Romaritch", pensant sûrement que la Côte d'Ivoire est frontalière de la Croatie ou autre Bosnie...
En deuxième mi-temps, il ne commettra plus cette erreur, sûrement corrigé par quelqu'un qui connaît un tant soit peu le foot.
Pour montrer toute sa capacité journalistique à commenter l'info en temps réel, Thierry conclura la mi-temps en parlant de la vente de l'OM par Pierre-Louis Dreyfus... |
|  17/01/07 : 1/2 FINALE DE LA COUPE DE LA LIGUE, LYON-LE MANS | Victime : Guillaume
Je ne pouvais regarder un match de coupe de la ligue sur France Télévisions sans écrire un petit résumé. Ils savent toujours nous en donner l'envie.
Bon comme d'hab, une réalisation pour le moins… bizarre, avec des ralentis à l'américaine accompagnés de sourds battements de cœur (déjà relevés par Franck, mais on ne change pas les bonnes recettes), et un jeu de caméras à vous filer la nausée.
Mais ceci n'aurait pas mérité que j'en parle s'il n'y avait eu… cette bourde gigantesque, irrespectueuse envers son collègue de travail. Je la considère comme une agression vis-à-vis de Xavier Gravelaine, un manque de reconnaissance d'une partie de sa carrière, je vous raconte : je m'étonnais que tout se passa bien, mais arriva la fin du match où le consultant annonce l'entrée prochaine de Clerc (pas le chanteur populaire).
Petit jeu alors avec Thierry Adam et Xavier Gravelaine : mais qui va-t-il remplacer ? Gravelaine pronostique Fred, et jackpot c'est bien l'attaquant lyonnais qui sort. Vous vous demandez où je veux en venir mais patientez, le consultant voyant Fred sortir, félicite alors Gravelaine par cette petite phrase sincère et pleine d'admiration : "Et bien Xavier vous pourriez être entraîneur car c'est bien Fred qui sort !" Gravelaine certainement touché dans son ego répond tristement : "Euh… oui oui."
Allez t'en fais pas Xavier, il y en a qui s'en souviennent que tu as fait monter Istres en Ligue 1, et que tu les a encore entraînés plus de la moitié de la saison au plus haut niveau français.
Mais ça ne pouvait s'arrêter là, sans quelques petites phrases choc genre des phrases choc ("La cité de la peur") dont Thierry Adam a le secret et dont nous sommes si friands. Ainsi, après un arrêt réflexe de Pelé, il nous sort un petit : "Yohann Pelé évité à lui seul la défaite de son équipe, même si elle est menée 1-0."
Pas mal, mais allez Thierry, on en veut encore, on sait ce que tu vaux ! Tu peux faire mieux, allez encore un petit effort ! La fin du temps réglementaire approche, et là le rappel de l'artiste : "Ce n'est pas fait tant que ce n'est pas terminé !" Merci Thierry, le zizou du commentaire, on t'aime. |
|  06/01/07 : 32EMES DE FINALE DE LA COUPE DE FRANCE, RENNES-ROMORANTIN | Victime : Benji
Nous sommes le samedi 6 janvier 2007 et le Stade Rennais affronte l'équipe de Romorantin en 32èmes de finale de la coupe de France. Avant de revenir sur ce match, il est important de rappeler un élément de contexte : quelques jours auparavant, les "rouge et noir" se sont lamentablement fait éliminer de la coupe de la ligue par une équipe de Ligue 2 ; autant dire que le doute s'est installé dans les esprits...
Afin de bien débuter cette année 2007 et d'effacer la déconvenue de Reims, rien de tel qu'une petite confrontation avec une équipe évoluant deux divisions en dessous du Stade Rennais. Étant libre ce samedi soir, je me décide donc à aller au stade de la route de Lorient en compagnie de notre cher camarade Tom. L'idée semble a priori intéressante : le prix de la place fixé à 5 euros permet de se placer où l'on veut dans le stade et la partie promet d'être abondante en buts...
Effectivement, nous sommes parfaitement placés ; face à la ligne médiane, légèrement en hauteur. A l'arrivée de deux formations sur la pelouse, les supporters de Romorantin venus en nombre déploient une banderole : "On croit en vous". Cela nous fait doucement rigoler... Et pourtant, dès les premières minutes, les interrogations arrivent : les rennais semblent incapables de marquer. Pire, au fil des minutes, ils perdent le contrôle du ballon et du coup, les joueurs de national prennent confiance. Le doute s'installe et le scénario catastrophe qui s'était produit face à Reims plane au dessus du stade.
Et là, c'est le drame. Ce qui devait arriver arriva : but de Romorantin. Frappe molle de Fabien que Revault tente de dégager d'une claquette. Le ballon roule doucement vers le but à une vitesse d'environ 3 km/h, frappe le poteau et franchit la ligne. Euphorie du côté de Romorantin. Rennes pousse et s'expose aux contres. Les "rouge et noir" égalisent enfin par l'intermédiaire de Utaka d'une belle tête décroisée (a-t-il fait exprès). Malgré tout, Romorantin reste vaillant et ne craque pas.
Arrivent les prolongations, la tension monte et le Stade Rennais s'effondre. Faute de Briand dans sa propre surface de réparation, penalty transformé par Dudoit. Pour le plus grand désespoir des supporters bretons, Rennes semble incapable de faire la différence pour revenir au score. Le rêve s'envole quand à la 110ème minute, Hadjeres crucifie Mensah, Faty et Revault. 3-1 pour Romorantin. Le public quitte en nombre le stade. Nous restons pour assister à cette fin de match laborieuse où les rennais ne parviennent pas à transpercer cette défense de National.
Bref, une bien triste soirée. On aurait presque envie de penser qu'on est content pour Romorantin. Ils méritent leur qualification et Rennes ne peut désormais que se reposer sur le championnat. Un de mes pires souvenirs de supporter du Stade Rennais. Heureusement que le ridicule ne tue pas car sinon, on aurait pu ériger un cimetière dans le stade. |
|  20/12/06 : 1/4 FINALE DE LA COUPE DE LA LIGUE, LYON-NANCY | Victime : Cyril
A l'occasion d'un quart de finale de la prestigieuse coupe de la ligue, Thierry Adam et Xavier Gravelaine étaient à nouveau réunis pour "commenter" cette affiche...
Je pensais que la direction de France Télévisions aurait réagi depuis les précédents tours de cette spectaculaire coupe, étant donné les nombreux loupés passés.
Il faut croire que non ! Les deux compères nous ont encore régalés ce mercredi soir. La première boulette de la soirée est l'oeuvre de M. Gravelaine : un ralenti montrant un nancéen effectuer un petit pont sur Abidal est décrit comme une talonnade involontaire par l'ex joueur-entraîneur-commentateur.
Ensuite, c'est le début du one-man show Adam. Celui-ci commence par nous parler de Capaça, euh Caçapa. Bon c'est vrai, c'est un nom à la con mais lorsqu'on s'est rendu compte avec Benji que le brésilien n'était même pas sur la pelouse, on s'est regardé et on s'est dit que M. Adam allait nous faire rêver ce soir...
Il enchaîne en évoquant "le Pierre Richard de l'équipe de Nancy", à savoir Pascal Berenguer. Quelques précisions sur cette ressemblance M. Adam ? Non, aucune.
A la mi-temps, Thierry Adam lance "On va tourner une page, non pas italienne, mais de pub !" Je cherche encore la signification de cette fameuse expression...
De retour à l'antenne, il fait la promo de la rétro des sports de l'année 2006 et conclut en nous gâtant d'une boulette professionnelle dont lui seul a le secret : "La rétro, c'est dimanche 31 mars, ça vous ne pouvez pas le rater". Par contre, toi bonhomme, là tu t'es bien raté. Il s'excusera quelques minutes plus tard en évoquant une confusion avec la date de son anniversaire.
M. Adam nous parlera ensuite de la langue uruguayenne pour qualifier la langue maternelle du nancéen Curbelo. Sauf qu'il n'existe pas de langue uruguayenne, on parle en Amérique Latine (sauf au Brésil) l'espagnol.
Allez la dernière boulette de la soirée : "J'aime bien les stats : ça ne veut pas dire grand chose mais parfois ça parle beaucoup." No comment. |
|  ANNEE 2006 | Victime : Guillaume
Ô combien l'Italie (ou sa mafia) aura pesé dans cette année exceptionnelle de football. Le scandale des matchs truqués du fameux Calcio, où chaque équipe sanctionnée se voit petit à petit réduire sa peine jusqu'à la faire disparaître (la Lazio subit au final une sanction de -3 points, ce qui équivaut simplement à l'annulation du match truqué. On peut donc considérer qu'elle n'a pas été sanctionnée pour cette faute gravissime, en réalité je n'en vois pas de plus grave qui puisse exister).
Il est vrai que les joueurs ne sont pas responsables des actes de leurs dirigeants, mais peut-on vraiment être aussi indulgent pour une telle affaire ? Pensez que le Milan AC participe à la Ligue des Champions. L'Italie, l'équipe championne du monde dans un match encore bien présent dans nos têtes, où le fair-play n'aura pas été de mise.
Mais je m'égare et je ne voudrais pas être taxé de chauvinisme. Ok, sans doute mérite-t-elle son titre et patati et patata, et j'en suis heureux pour des joueurs comme Del Piero, Buffon ou encore Pirlo, même si pour moi cette équipe n'était pas des plus spectaculaires et des plus plaisantes à voir évoluer. Ce Marco Materazzi, un des joueurs les plus anti-sportifs et d'une violence sans égale, élevé au rang de héros dans son pays. Capable de gestes ultra dangereux même sur ses partenaires de sélection (il n'est pas tendre avec Inzaghi en championnat). Un homme, indigne de son statut, indigne d'un sportif.
Cannavaro est en fin d'année doublement récompensé : Ballon d'or et meilleur joueur FIFA. Mais enfin comment est-ce possible ? Ce joueur que nous avons vu la même année sur une vidéo, en train de recevoir une intraveineuse par les médecins de Parme. Ce joueur qui a fait oublier son compatriote Gattuso par ses innombrables gestes d'anti-jeu dont un sur Thierry Henry dès le début de la fameuse finale. Cet homme à la rue lors de nombreux matchs de Champion's League, notamment contre Lyon. Cet homme détestable qui en aucun cas ne peut faire figure d'exemple pour son jeu. Ce sous-doué, techniquement inférieur à tous les partenaires qu'il a cotoyés. Cet homme a connu sa plus grande année de footballeur, peut-être la plus grande année de sa vie, et il n'est rien.
Quand même, Ronaldinho ne fait-il pas plus rêver les enfants et nous-mêmes par ses acrobaties, sa technique et ses gestes endiablés, ses dribbles inimitables et sa vision du jeu surdéveloppée ? Zidane n'est-il pas plus l'emblème d'une génération, un génie qui imposa son style au football ? Buffon n'est-il pas plus un athlète hors normes, doué d'une vivacité et de réflexes inhumains ?
Cette année est celle de l'Italie, et il faut reconnaître qu'on y trouve une multitude d'artistes. Mais sont-ils les plus à l'honneur ? La justice a été oubliée. Les champions du monde les plus méritants sont restés dans l'ombre. Nous avons vécu une des plus glorieuses années italiennes, et une des plus honteuses et scandaleuses. L'Italie est en fête cette année, une année d'imposture. |
|  25/10/06 : 8EMES DE FINALE DE LA COUPE DE LA LIGUE, LYON-PSG | Victime : Franck
Service public, au secours !!! Mercredi soir, après le boulot, je me dis : "Tiens je vais regarder Lyon-PSG ça peut être sympa." Bon, alors je commence à regarder le match : les lyonnais pas dans un grand soir et le PSG en grande forme...donc un match équilibré, vous l'aurez compris.
Soudain, après environ 25 minutes de jeu, je vois une espèce de montage d'images embuées comme fait la plupart des réalisateurs américains pour montrer les flash-backs dans les films, avec une espèce de battement de coeur en fond sonore. Et là, le bonhomme qui commente, Thierry Adam en l'occurrence, nous justifie ces images : "l'émotion que peut ressentir un joueur sur un terrain de foot..." Et là je pouffe de rires. Je me suis dit : "Si les autres regardent ça ils doivent bien rigoler aussi !!!" Et voilà qu'ils remettent ça en deuxième mi-temps après le penalty de Paulo César...
France télévisions, à vouloir se différencier de son voisin d'en face (TF1 en l'occurrence), tombe dans un pseudo-sentimentalisme ridicule pour ce qui ne reste qu'une retransmission en direct d'un match de foot. Ah oui, parce que je vous ai pas dit : ils balancent en plein milieu d'une action !!! S'ils veulent faire du cinéma, qu'ils regardent Shaolin Soccer. En espérant que ça ne se reproduise plus...
Par contre, la voix insupportable de Gravelaine, je pense qu'on va se la coltiner un bon petit moment... |
|  21/10/06 : JOUR DE FOOT 10EME JOURNEE LIGUE 1 | Victime : Guillaume
J'ai eu le bonheur d'assister à un "jour de foot" tout à fait exceptionnel ce samedi soir. Que ce soit au niveau des matchs ou de la présentation. En effet, les stats assez incroyables de la soirée, donnent une idée de l'esprit de notre belle ligue 1 puisqu'on a pu voir trois penaltys et le double de cartons rouges, tout ça en huit matchs s'il vous plaît. Mais je tiens à souligner que les arbitres ont été absolument irréprochables (une fois n'est pas coutume).
Lors du Rennes-Nice inoubliable, Antonetti (qui me fait penser à un agriculteur en colère, je ne sais pas pourquoi, enfin c'est quand même un gros bouseux) s'adonne à un superbe exercice de mauvaise foi et de refus d'assumer ses responsabilités. Lors de la conférence de presse la plus courte du monde (environ sept secondes), il insulte sans retenue l'arbitre en se proclamant la plus grande victime du foot français. Bien sûr si Nice est avant-dernier (et encore, heureusement que Nantes existe), c'est entièrement la faute aux arbitres car le jeu niçois n'est pas sans rappeler celui de son voisin du Milan AC (le maillot y fait penser aussi d'ailleurs). Le président niçois renchérit sur son entraîneur beauf en indiquant qu'il attend la sortie de l'arbitre pour lui parler en face (ils font peur ces cons !)... Pauvre arbitre qui n'a pourtant rien à se reprocher (quoiqu'il ait oublié un autre penalty pour Rennes, mais bon ça va dans le sens des niçois). Tel Vignal la semaine passée, les dirigeants mafieux nient totalement la justification du rouge direct de Varrault, qui pourtant peut s'estimer heureux de ne pas être en garde à vue à l'heure actuelle.
Revenons sur Sochaux-Bordeaux où Perrin quitte carrément le terrain en s'énervant "C'est un scandale" alors que son équipe menait 2-0. Bon la faute sur le penalty bordelais n'est pas énorme mais elle est là quand même. Ensuite Alexandre Ruiz revient sur une banderole déployée par les supporters rennais "Love Football Hate Racism". Bel esprit en effet, et à la lecture de ces mots par Alex, j'ai découvert qu'il était né en Californie. Son accent inimitable forcé à max contrastait néanmoins fortement avec le mot « racism » prononcé de la plus franchouillarde des manières. Ça donne à peu près "Lauve fouuutbôôôl hhheyyyte...RÂCISSSMEUH". Ouah, mais je savais déjà depuis longtemps que j'étais en train de vivre un moment magique et je m'étais depuis belle lurette armé d'un bic et d'un post-it pour ne rien gâcher de cette jouissance.
Ensuite, lors du match de Lens : "Et but de Aruna Dindane" (prononcez Daim-dâne). Alex (toujours Ruiz hein), qui reprend la parole : "Oui très beau but de Dindane" (prononcez Dîne-Damné)... Prononciation qu'il reprendra à la fin car Dinedané est le meilleur buteur de ligue 1. Beaucoup d'émotions en somme, merci à tous les faucheurs, à tous les incompétents de tous les domaines, à tous les entraîneurs qui se cachent derrière les arbitres, à tous les beaufs. |
|  20/09/06 : 16EMES DE FINALE DE LA COUPE DE LA LIGUE | Victime : Cyril
Pour cette grande soirée de coupe de la ligue (16èmes de finale), j'ai été surpris, voire outré par l'incompétence des journalistes de France Télévisions... Vous allez me dire "on avait remarqué depuis longtemps", mais je tiens à écrire noir sur blanc ce que j'ai vécu, seul, assis dans mon fauteuil Ikea, pour que les générations futures se souviennent.
A l'occasion de ces 16èmes de finale, France Télévisions voulait épater son public en proposant un multiplex "génial" comme l'a répété de nombreuses fois le "journaliste" assermenté Thierry Adam.
En plein comatage devant PSG-Lorient, le commentateur donne la parole à un collègue qui se tape l'affiche Troyes-Le Mans. Enthousiaste, celui-ci annonce un but de l'attaquant troyen Bangoura malgré le ralenti qui montre très clairement un défenseur manceau (en l'occurrence Bonnart) marquer contre son camp. Première boulette de la soirée. Vous me direz "ça arrive", moi je vous réponds "ça s'enchaîne".
Quelques minutes plus tard, Marseille ouvre le score à Montpellier grâce à son attaquant Toifi, euh Toifila Maoulida. C'est Toifilou bonhomme. Bon c'est vrai que c'est un prénom à la con, mais le problème c'est que ça continue !
But à Rennes nous fait rêver le correspondant chargé de suivre le grandiose Rennes-Libourne St Seurin. Un débordement de Jimmy Melchiot qui offre un but à Jimmy Briand. "Sous les yeux heureux de Jimmy Dréossi", ai-je envie de lui dire.
Ensuite arrive le grand moment de la soirée : Lorient mène au Parc depuis déjà quelques minutes mais les commentateurs ont envie de s'attarder sur le merlu Gignac. Alors que Gravelaine (consultant) soutient contre vents et marées qu'il a marqué 4 buts depuis le début du championnat (il en a "seulement" marqué 3 contre Nantes), le commentateur qui lui, ne veut pas polémiquer, sort : "En tout cas, celui de ce soir, on ne pourra pas lui enlever !" Bah si étant donné que c'est Barry qui a marqué...
Je commence à me demander si je ne suis pas en train de rêver et hésite à aller me coucher. Mais non, je suis en train de vivre un grand moment de télé, je décide de rester jusqu'au bout en espérant au fond de moi-même que le spectacle de conneries ne soit pas fini.
Et j'ai bien fait ! Avant de définitivement aller au lit, j'ai entendu dire que le club de Lorient avait perdu les 2 finales de coupe auxquelles il avait participé en 2002 (alors qu'il avait gagné la coupe de France et perdu la coupe de la ligue). Un peu plus tard, le commentateur s'exclamera "On va à Libourne où il y a un but". Sauf que le match est à Rennes...
Vivement les 8èmes de finale que l'on s'émeuve encore... |
|  17/09/06 : 6EME JOURNEE DE LIGUE 1, NANCY-RENNES | Victime : Guillaume
J'ai donc assisté à un match misérable en tout point, par la faute consciente de l'arbitre qui tenez-vous bien, exclut Cheyrou au bout d'un quart d'heure pour avoir joué un coup franc trop vite. Je ne réalise toujours pas mais ça a bel et bien conduit Rennes a défendre le 0-0 tout le match contre une équipe de Nancy déjà faible à la base, mais qui en plus avait décidé de faire tourner l'effectif (coupe d'Europe oblige). Correa n'était même pas là, c'est vous dire la légèreté avec laquelle ils abordaient le match. Nous avons donc égalé le niveau de jeu du PSG-OM de l'an dernier (avec les minots), performance que je pensais (ou espérais) inégalable. Tout le stade sifflait pour ce spectacle de désolation et c'était bien la moindre des choses. |
|  09/07/06 : FINALE DE LA COUPE DU MONDE, FRANCE-ITALIE | Victime : Sylvain
Mes enfants, je veux vous faire part de mon soulagement, mais surtout de mon extase et de mon euphorie suite aux événements de ce soir. En effet, la France, vient de battre l'équipe d'Italie dans ce qui peut-être très justement considéré comme la réelle finale de la coupe du monde. Bien sûr l'histoire retiendra que c'est en fait l'Italie qui a gagné cette coupe du monde, de la même façon que l'histoire se souvient de la main de dieu comme un but valide. Mais tout comme pour la main de dieu, la vérité, la victoire de la France sur l'Italie restera dans les mémoires.
Ne soyons pas catalogués de mauvais joueurs : rappelons nous LES FAITS. Passée l'heure de jeu, un penalty confirmé par les personnes neutres des journalistes du site Yahoo coupe du monde (site officiel de la Fifa), et d'Eurosport, n'est pas sifflé. En effet, alors que la Fifa se targuait de diffuser cette magnifique coupe du monde pour la première fois en HD pour les superbes écrans plats, elle ne s'est toujours pas résolue à introduire la vidéo dans l'arbitrage. L'arbitre n'ayant pas vu la faute, impossible pour l'équipe de France de bénéficier du penalty auquel elle avait droit. Ceci dit, c'est loin d'être l'erreur d'arbitrage la plus grave de la coupe du monde. Cependant, pendant que l'arbitre s'attelait à la cueillette des fraises, tâche ô combien importante dans une finale de coupe du monde, une étreinte naissait entre monsieur Zidane et monsieur Materazzi. Le premier, voyant son maillot tiraillé par le second, lui proposa, avec une certaine ironie il faut bien l'avouer, de le lui donner à la fin du match. Et Materrazi de répondre, non, je crois que je vais plutôt prendre ta soeur et puis ta mère aussi, paroles qu'il extrapola en grossièretés répétées jusqu'à ce que monsieur Zidane, assez nerveux il faut le dire, lui mette un violent coup de boule dans la poitrine (les mauvaises langue iront jusqu'à noter le fait que Materazzi qui s'écroula comme une feuille porta ses mains à son visage au lieu de son torse où il a été frappé. Ce détail n'est pas vraiment à prendre en compte).
Alors que la fête battait son plein et que monsieur l'arbitre gambadait au pays des merveilles dos à l'action, le gardien de but Italien vint le prévenir de l'agression de Zidane sur Materazzi. L'arbitre qui, comme lors penalty non sifflé, avait l'esprit trop occupé sur les différences gustatives entre les fraises de champ et les fraises des bois, ne comprit rien à l'action... Alors, arriva le quatrième arbitre qui lui expliqua ce qu'il avait vu sur vidéo. En conséquence, Zidane eut droit à un carton rouge.
Oui mais voilà, l'utilisation de la vidéo est interdite dans l'arbitrage (le très déresponsabilisant discours officiel de la Fifa, à ce sujet est que, le quatrième arbitre avait bel et bien vu l'action sans regarder la vidéo... Cette réponse se moque du monde d'une manière incroyablement cynique : en effet, qu'attendait cet arbitre, s'il avait vu un geste pareil ? Peut-être qu'il se demandait s'il y avait faute sur cette tête plongeante à hauteur de la poitrine d'un joueur sans ballon...).
La décision de l'arbitre est donc consciemment à l'encontre de la règle. C'est en ça que l'erreur d'arbitrage surpasse la main de dieu et est une des pire de l'histoire du football, c'est en effet comme si Maradona marquait un superbe but, mais de la main, et que l'arbitre, ayant vu la main, décidait quand même d'accorder le but, pour la beauté du geste.
Sans vidéo, l'arbitre aurait dû expulser Zidane ET Materazzi sur leurs simples témoignages. Avec vidéo, l'arbitre aurait dû expulser Zidane, mais accorder à la France, le penalty qu'elle méritait.
Cette erreur d'arbitrage a donc totalement faussé le match et pour cette raison, il est impossible de savoir quel aurait été le résultat du match si l'arbitrage avait été simplement moins partial (notons qu'il ne s'agit plus de qualité d'arbitrage, mais d'impartialité puisque c'est une décision consciente de l'arbitre et non une erreur involontaire). L'unique moyen d'établir la vérité aurait été de rejouer le match... Ce dernier à eu lieu le mercredi 6 septembre 2006 (soit moins de deux mois après la finale) pour la qualification à l'Euro 2008. On peut donc le considérer comme la véritable évaluation des deux équipes. Et dans cette véritable évaluation, la France a gagné par 3 buts à 1.
Encore, une fois, officiellement l'Italie a gagné la coupe du monde, mais la vérité, celle que régit le beau jeu à travers son principe fondamental "que le meilleur gagne", nous nous en souviendrons. |
|  COUPE DU MONDE 2006 | Victime : Sylvain
Monsieur le président de la FIFA,
Je suis heureux de vous annoncer que j'ai trouvé votre coupe du monde merveilleuse
Bien que la France se soit faite volée 1 but à chacun de ses matches de poule, elle n'est pas pour autant l'équipe la plus défavorisée du premier tour. En effet les erreurs d'arbitrages ont fait preuve d'originalité et ont su garder beaucoup de fraîcheur tout au long de cette coupe du monde. On retiendra un magnifique Espagne-Ukraine où cinq hors jeux imaginaires ont permis à des milliers de supporters de rêver à une équipe formidable ; on retiendra également la compétition haute en couleur qui s'est improvisée pour le titre de meilleur comédien mondial, un tel festival de simulation n'aurait pu s'exprimer sans l'arbitrage incroyable auquel nous avons été témoins. N'oublions pas non plus le très très grand Croatie-Australie, un arbitrage grâce auquel la Croatie est entrée dans l'histoire en établissant un record de trois cartons jaunes pour un même joueur dans un même match de Coupe du Monde.
Je tiens aussi à vous féliciter pour les superbes fautes qui ont été commises. En effet, s'il est niais de baser son jugement de la bonne gestion du match sur le nombre de cartons distribués par les arbitres, l'agressivité des joueurs lésés par des erreurs d'arbitrages reflète, elle, beaucoup mieux la justesse de l'arbitrage. Merci donc, pour tout le festival d'anti-jeu de Pays Bas-Côte d'Ivoire et pour celui de Pays Bas-Portugal. Merci aussi pour l'intensité et la variété des coup de sangs : ici une dispute verbale se terminant en projection, le tout sous le nez bienveillant de l'arbitre impassible d'Allemagne-Argentine ; là un coup de coude dans l'oeil, maquillé en tentative de récupération d'un ballon de milieu de terrain, éclatant la pommette d'un joueur d'Italie-États Unis ; ailleurs encore, une coup de crampons entre les jambes d'un homme à terre pendant Angleterre-Portugal ; et puis enfin, un froid coup de boule de règlement de compte en réponse à une insulte lors de France-Italie.
Mais je garde mes applaudissements pour l'apothéose que reste la finale France-Italie. Dans cette finale impressionnante, époustouflante... Magique par son arbitrage onirique, un penalty indiscutable n'est pas sifflé parce que la consultation de la vidéo est interdite à l'arbitre. Quelques dizaines de minutes plus tard l'arbitre ne se base que sur la consultation de la vidéo pour l'expulsion de Zidane ... Ce vice de procédure en faveur d'une équipe a fait de cette finale le match le moins impartial de toute la coupe du monde.
Je veux vous féliciter pour cette campagne publicitaire en faveur de l'arbitrage vidéo que vous avez su mener avec brio. |
|  FINALITE | Il s'agit de donner son avis sur un match qui nous a marqué. Cette idée m'est venue après Nancy-Rennes où j'avais un désir brûlant de crier publiquement mon mépris sur l'arbitrage.
Guillaume |
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